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Le blog de Cendrine BERTANI

Le parcours d'une jeune romancière confrontée au monde de l'édition.

Où en est Edilivre, quatre ans après la parution de la Louve de Bretagne ?

Publié le 18 Août 2014 par Cendrine BERTANI

Pour ma part, je n'ai rien gagné. Très peu de ventes, après la première année.

Mais il est vrai que l'avantage d'Edilivre, c'est d'offrir un service gratuit. Je n'ai jamais rien déboursé non plus.

Par curiosité, je me suis intéressée à leurs nouveaux contrats. Ce que je reproche au mien, c'est ce chiffre en dessous duquel je ne perçois pas de droits d'auteur: je ne suis rémunérée qu'à partir du 101 ème exemplaire.

Le nouveau contrat d'Edilivre ne stipule plus cela. L'auteur est rémunéré dès le premier exemplaire vendu, mais attention: les pourcentages de droit d'auteur ont l'air très intéressants. Ils ne le sont que sur le site d'Edilivre, lui-même. Pas si l'ouvrage est acheté sur un site internet comme Amazon ou la Fnac.

Cela pourrait être intéressant s'il n'y avait pas un hic. A force de chercher, j'ai trouvé lequel. Il y a quatre ans, un livre comme la Louve de Bretagne ( grand format, 400 pages environ ) était vendu 22 euros. Pour un ouvrage équivalent, avec le nouveau contrat où l'auteur est rémunéré dès les premières ventes, le prix du roman s'élèverait à... 33 euros. A ce prix là, qui l'achètera ?

Edilivre compte sur l'auteur, s'il veut participer à quelques salons, où la maison lui proposera une place en dédicaces.

Un prix prohibitif, sur le marché, qui fait que l'auteur ne gagnera rien... puisqu'il ne vendra rien. A bon entendeur, salut !

Où en est Edilivre, quatre ans après la parution de la Louve de Bretagne ?
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